Le cimetière vertical : nouveau concept pour faire face à la surpopulation ?

 

Avez-vous déjà entendu parler de cimetière vertical ? Si ce n’est pas le cas, vous tombez bien, nous allons vous en dire plus sur ces nouveaux cimetières construits pour faire face à la surpopulation.

 

Le cimetière vertical, qu’est-ce que c’est ?

L’expression « six pieds sous terre » ne conviendra peut-être bientôt plus. En effet, aujourd’hui des cimetières prennent de la hauteur et se construisent sur plusieurs dizaines d’étages. C’est toute la série “Six Feet Under” qui risque de tomber en désuétude à ce rythme-là.

 

Pourquoi le cimetière prend de la hauteur ?

La problématique est universelle. Partout dans le monde, mais plus spécifiquement dans les grosses villes, les cimetières manquent de place. Face à la surpopulation croissante, la question de l’urbanisme se pose du côté des vivants comme des morts.
Les villes se doivent donc d’innover et de faire prendre de la hauteur à leurs cimetières.

C’est le cas notamment de plusieurs villes comme :

 

  • Le Memorial Necrópole Ecumênica à Santos au Brésil

Ce bâtiment mesure 108 mètres de haut, comporte 180 000 places, et dispose de salles de réveil (au cas où sur un malentendu), cryptes, mausolées, chapelles et même d’un bar. Les emplacements coûtent entre 5,900 $ et 21,000 $ pour 3 ans. Montant qui peut atteindre jusqu’à 54.000 $ pour des prestations plus haut de gamme. Le nombre d’années correspond au processus de décomposition, après trois années, les restes du défunt peuvent être déplacés vers une autre partie de la nécropole où le prix de la location est moins élevé.

 

  • Moksha Tower à Mumbai en Inde

Ce cimetière gratte-ciel est conçu pour accueillir les divers types d’inhumation des différentes religions. Pour les chrétiens, un étage pour l’enterrement ; pour les musulmans, la sépulture est entourée d’un jardin afin de pouvoir procéder à une véritable inhumation ; les hindous disposent d’un four pour la crémation et d’une rivière artificielle dans laquelle disperser les cendres des défunts, etc.

 

Grâce à 30 édifices funéraires verticaux, la capacité du cimetière devrait atteindre les 250.000 tombes, sans nécessiter une extension de la surface.

 

  • À Derrinallum en Australie

Les défunts y sont enterrés debout par groupes de 12 à 15 et sans cercueil afin de préserver l’environnement et de réduire les coûts des obsèques.

 

 

Un projet similaire a été proposé à Paris, en 2011 par un groupe de designers, près de la Tour Eiffel. Néanmoins, ce projet n’a pas connu de suite. La situation y est pourtant particulièrement compliquée. Par exemple, en 2017, la mairie de Paris a reçu 5 000 demandes, or elle ne disposait que de 171 concessions libérées.

Toutes les villes n’ont pas de tels projets en prévisions. Face à ce problème, certaines communes n’ont pas d’autres choix que de refuser les réservations à l’avance et de récupérer les concessions qui sont abandonnées.

D’autres types de cimetières commencent à voir le jour, tels que les cimetières marins et les cimetières souterrains dans les catacombes comme le grand cimetière souterrain qui vient d’ouvrir à Jérusalem-Ouest, il peut accueillir plus de 22 000 tombes.

 

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