Les rites funéraires de l’Egypte Antique

 

 

Les rites funéraires sont une caractéristique intrinsèque à l’espèce humaine. La mort faisant partie de la vie, il est important d’arriver à l’y intégrer, et les rites facilitent ce processus. 

La civilisation égyptienne a toujours été empreinte d’un rapport particulier à la mort. Elle a ritualisé de façon très précise, chaque étape depuis le décès, jusqu’à l’inhumation. Découvrons donc quelques-uns de ces rites sacrés.

 

Le rapport à la mort dans la civilisation égyptienne 

 

L’Egypte abrite depuis des millénaires, une civilisation riche en culture et traditions. Parmi les caractéristiques dominantes de la culture égyptienne, on retrouve un rapport singulier à la mort. 

 

Représentée et personnifiée par le dieu Osiris, la mort d’un individu était considérée comme un passage. Elle ne représentait pas la fin de quelque chose, mais bien le début de la vie éternelle du défunt. C’est cette seconde vie qui était d’ailleurs considérée comme la plus heureuse, et était attendue sans crainte. 

 

Les rites funéraires égyptiens 

 

Pour permettre au défunt d’accéder à sa seconde vie de façon sereine, un certain nombre de rites funéraires ont été mis en place. Ce sont les papyrus et les fresques murales dans les chambres funéraires qui nous ont permis d’en apprendre autant sur les rituels mortuaires égyptiens. 

 

La momification pour une vie éternelle

 

Parmi les rites funéraires les plus connus, nous retrouvons la momification. Pratiquée pendant des millénaires en Egypte, elle avait pour but de conserver l’enveloppe physique du défunt intacte. Cela devait permettre à son âme de réintégrer son corps une fois arrivée dans sa nouvelle vie. 

 

De façon plus concrète, le processus de momification vise à stopper la décomposition du corps. Lorsque survenait un décès, les embaumeurs emmenaient rapidement le corps dans un endroit élevé, à l’abri des crues du Nil et procédaient ensuite au rite de momification. Pour ce faire, ils suivaient 6 étapes indispensables : le traitement du corps, l’excérébration, l’éviscération, la déshydratation, de remodelage et le bandelettage. Grâce à ce processus, le corps pouvait être conservé et préservé pour la nouvelle vie du défunt.  

 

A voir : le musée national du Caire abrite de nombreux vases canopes et sarcophages de différentes époques. Vous pouvez également vous rendre dans l’oasis de Al-Baharia pour découvrir des fresques de tombeaux, et des momies très bien conservées.

 

L’enterrement et son cortège de rites funéraires

 

Dans un précédent article sur les tombeaux et monuments funéraires égyptiens, il était expliqué l’importance du lieu de repos du corps. Tout le parcours qui mène le défunt vers la vie éternelle était également ritualisé. 

rites funéraires

Dès le moment de la mort, la tradition voulait que des pleureuses professionnelles viennent se recueillirsur le corps. Il était important de manifester la tristesse, et la fin de la première vie du défunt. 

 

Le corps était ensuite transporté dans son sarcophage jusqu’à la chambre funéraire à l’intérieur du Mastaba ou de la Pyramide. On pouvait alors déposer dans le sarcophage, des amulettes, des offrandes et le livre des morts qui devaient accompagner le défunt dans sa vie éternelle. Pour l’y aider encore plus, un prêtre récitait des incantations pendant toute la cérémonie, de façon à guider l’âme du défunt vers l’autre vie, puis à la guider pour retrouver son enveloppe corporelle. 

 

« Tu ne t’éteindras pas, tu ne finiras pas. Ton nom durera auprès des hommes. Ton nom viendra à être auprès des dieux. » 

 

Cette phrase fait partie de l’un des plus vieux textes de l’humanité. C’est une promesse de vie éternelle adressée au Pharaon Pépi 1er et gravée sur les murs de son appartement funéraire. Cette promesse a été ensuite reprise et intégrée dans les incantations récitées par les prêtres lors de l’inhumation des défunts. 

 

L’ouverture de la bouche 

 

Lors de la cérémonie qui accompagne l’enterrement du défunt, le (ou les) prêtre(s) procédait à “l’ouverture de la bouche”. Ce rituel sacré était réalisé sur le sarcophage dans lequel reposait la momie du défunt, avant que l’on scelle le tombeau. 

 

Tout en faisant brûler de l’encens, le prêtre versait plusieurs liquides et résines sur le sarcophage pour le purifier. Puis, avec une herminette, il venait toucher la bouche, le nez, les yeux et les oreilles du visage du sarcophage. Cela devait permettre au défunt de pouvoir manger, respirer, voir et entendre au cours de sa vie éternelle.

 

La pesée du coeur : le moment de vérité

 

Un dernier rituel, bien plus mythologique et abstrait, voulait que l’on procède à la pesée du coeur des défunts. Au moment de la mort, Anubis plaçait de chaque côté d’une balance le coeur du défunt et la plume de Maât, symbole de vérité et de justice. Si le coeur pesait plus lourd que la plume, alors Ammout, un monstre à tête de crocodile, dévorait l’âme du défunt et le plongeait dans une mort définitive. En revanche, si le coeur et la plume faisait le même poids, l’âme du défunt pouvait regagner son enveloppe corporelle et renaître  accéder à la vie éternelle.

 

Pour en apprendre plus sur tous les rites funéraires de l’Egypte ancienne, vous pouvez lire ce document PDF réalisé par le Musée du Louvre. Il explique et illustre en détails la totalité de ces rites, de façon chronologique. 

 

Pour tous les passionnés de l’Egypte et de la mythologie égyptienne, GPG a dessiné des motifs que vous pouvez faire graver sur votre monument funéraire. Si vous avez des demandes particulières, nous nous ferons un plaisir de concevoir votre motif sur-mesure. 

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