L’épitaphe : symbole de la mémoire vivante du défunt

L’épitaphe : symbole de la mémoire vivante du défunt

Issue du grec « epitaphios », qui signifie « sur une tombe », l’épitaphe est une inscription funéraire. Elle célèbre les vertus du mort et résume la vie ou un trait de la personnalité du défunt. Elle est gravée sur le monument funéraire, la pierre tombale ou la stèle. 

Pour les Grecs anciens, l’épitaphe était même un genre littéraire, par lequel le poète se devait de célébrer, avec délicatesse et esprit, la personne décédée. En littérature française, c’est un exercice de style, un peu tombé en désuétude, qui permet de rendre hommage aux défunts.

L’épitaphe, un acte fort

Destinée à renseigner le passant sur l’identité et la personnalité du défunt, l’épitaphe sert aussi de soutien aux proches dans leur deuil.  

Elle peut être pleine d’humour, d’affection ou d’optimisme. Certaines épitaphes continuent d’ailleurs de nous réjouir.

Notamment celle du cardinal de Richelieu pensée par Isaac de Benserade : « Ci-gît un fameux Cardinal qui fit plus de mal que de bien. Le bien qu’il fit, il le fit mal. Le mal qu’il fit, il le fit bien. » 

Certaines personnalités ont également choisi des mots particuliers pour orner leur tombe. Sur la tombe du dramaturge anglais, William Shakespeare, on y lit : « Mon ami, pour l’amour du Sauveur, abstiens-toi de creuser la poussière déposée sur moi. Béni soit l’homme qui épargnera ces pierres mais maudit soit celui violant mon ossuaire. »

Inscription sur un tombeau : Martin Luther King (1929–1968), militant de droit civique, a lui choisi des mots forts: « Enfin libre. Enfin libre, merci Dieu tout-puissant, je suis enfin libre. ».

Comment rédiger une épitaphe ?

Attention à ne pas confondre « oraison funèbre » et « épitaphe ». L’un est un éloge funèbre destiné à être lu pendant une cérémonie. L’autre une inscription gravée sur une tombe, une stèle ou une pierre funéraire.

L’épitaphe doit être courte. Les personnes qui souhaitent écrire une épitaphe doivent se poser la question : quelle trace de moi ou de la personne décédée je veux laisser ?

Que doit-on inscrire sur une pierre tombale ?

Elle doit comporter les informations officielles, à savoir : 

  • Nom, prénom(s), 
  • Dates de naissance et de mort,
  • Dans certaines communes, le numéro de référence de l’emplacement.

 

Chacun est ensuite libre d’y faire apposer un message personnel, une citation, ou une épitaphe.

GPG 2 epitaphes

« Jette un œil froid sur la vie, sur la mort. Cavalier, passe ton chemin. » Photo : Mark de Jong.

Que dit la loi ?

Selon l’article R2223-8 du Code Général des Collectivités, le texte d’une épitaphe est soumis à l’autorisation du maire de la commune dans laquelle a lieu l’inhumation. Si celui-ci juge que le texte funéraire est de nature à troubler l’ordre public ou à nuire au respect de la personne enterrée, il peut le refuser.

Si l’épitaphe est rédigée en langue étrangère, y compris le latin, sa traduction française doit obligatoirement être jointe à la demande d’autorisation. Quant à la typographie, elle doit rester sobre.

Quel choix de couleur pour personnaliser l’épitaphe ?

Vous pouvez également personnaliser le texte choisi en y ajoutant de la couleur : si l’or est souvent choisi, le blanc, le noir, l’argent et même le brun-rouge permettent de le valoriser.

Le monument funéraire est lui-même porteur d’un message et peut illustrer les traits de caractère de la personne défunte grâce à sa personnalisation. 

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