Une épitaphe est un texte court dont le but est de laisser un message aux vivants si on la prévoit soi-même, ou d’honorer le défunt si elle est rédigée par les proches. Elle sera gravée sur le monument funéraire, pierre tombale ou stèle, que celui-ci abrite une urne funéraire ou un cercueil. Toutefois, attention de respecter certaines obligations.

 

 

Brève histoire de l’épitaphe 

 

 

Issue du grec “epitaphios”, qui signifie “sur une tombe”, l’épitaphe est un texte célébrant les vertus du mort et résumant d’un trait la vie et le caractère de la personne défunte. Elle était même, pour les Grecs anciens, un genre littéraire par lequel le poète se devait de célébrer, avec délicatesse et esprit, la personne décédée. En littérature française, elle était un exercice de style, un peu tombé en désuétude, qui permettait de rendre hommage… ou non aux défunts. 

 

 

Celle du Cardinal de Richelieu, ministre redouté de Louis XIII :

 

“Ci-gît un fameux cardinal,

Qui fît plus de mal que de bien,

Le bien qu’il fit, il le fit mal,

Le mal qu’il fit, il le fit bien.”

comme celle dédiée à Jean-Baptiste Colbert, ministre de Louis XIV :

 

“Ci-gît  l’auteur de tous impôts

Dont à présent la France abonde,

Ne priez pas pour son repos

puisqu’il l’ôtait à tout le monde.”

 

sont prudemment restées anonymes mais ont traversé les siècles. 

 

 

 

Destinée à renseigner le passant sur l’identité et la personnalité de la personne enterrée, elle se doit d’être claire et concise. Véritable “mémoire de pierre” (Agnès VerletPierres parlantes), l’épitaphe met l’accent sur les qualités privées comme publiques et célèbre la mémoire des disparus. Elle permet de lutter contre l’oubli et sert souvent de soutien aux proches dans leur deuil. 

 

Comme indiqué précédemment, on peut utiliser l’humour. Certaines épitaphes continuent de nous réjouir ! Ainsi Francis Blanche demanda à ce que soit inscrit sur sa stèle “Laissez-moi dormir, j’étais fait pour ça !” -qui sont les deux derniers vers d’un de ses poèmes Mon oursin et moi . Ou encore Alphonse Allais, célèbre journaliste, écrivain et humoriste français de la Belle Epoque, mort d’une embolie pulmonaire le 28 octobre 1905 et enterré à Saint-Ouen et sur la pierre funéraire de qui on fit graver : “Ci-gît Allais – sans retour”.  Sa tombe fut malheureusement détruite par un obus de la Royale Air Force en 1944 et l’écrivain fut virtuellement déplacé au cimetière de Montmartre après la guerre.

 

 

L’épitaphe, un acte fort à ne pas bâcler

 

 

“Gravée dans le marbre” (ou, aujourd’hui, le granit), mémoire de la pierre, comme il a été dit plus haut, l’épitaphe est aussi la mémoire des villes et des villages. Destinée à être abondamment lue, elle est un acte fort qui ne doit pas être rédigé à la légère. La promenade dans les cimetières, prisée par beaucoup, n’est pas un acte macabre mais au contraire, un voyage dans le temps, à travers les générations et la vie des familles. 

 

La lecture des épitaphes fait remonter le lecteur dans le passé et illustre à la fois l’histoire de la commune et l’histoire avec un grand “H”. Témoins d’une époque révolue, l’épitaphe d’un monument funéraire sera, pour les générations à venir, un marqueur et un rappel du passé. 

 

Elle est aussi, pour les généalogistes, un précieux allié dans leurs recherches, un moyen d’identification efficace pour retracer l’histoire d’une famille. Et une aide précieuse pour les écrivains en panne d’inspiration. Certains, à l’instar de Balzac, trouvent le nom de leurs personnages en parcourant les cimetières et certains traits de caractères au travers des épitaphes lues pendant leurs promenades. 

 

 

Comment rédiger une/son épitaphe ?

 

 

Attention à ne pas confondre “éloge funèbre” et “épitaphe”. L’un est destiné à être lu pendant une cérémonie, l’autre à être inscrit sur une tombe, une stèle ou une pierre funéraire. 

 

L’épitaphe n’est pas une biographie, elle doit être courte, et même très courte ! 

 

Pour les personnes qui souhaitent écrire leur épitaphe elles-mêmes, il leur faut s’imaginer à leurs funérailles et réfléchir à ce qu’elles veulent qu’il reste d’elles. Est-ce leur carrière ? Leurs enfants ? Un trait de leur caractère ? Leurs valeurs ? Leurs croyances ?

 

Si c’est un proche qui s’en charge, les questions restent les mêmes : quelle trace veut-on laisser de la personne décédée ? 
Sans oublier deux choses : 

 

 

 

 

Tombe de Jean Marais, acteur, poète et sculpteur (1913-1998)

 

 

Que doit-on inscrire sur une pierre tombale ?

 

 

L’inscription sur un monument funéraire doit permettre d’identifier le défunt. Elle doit donc comporter les informations officielles, à savoir : 

  • nom, prénom(s), 
  • dates de naissance et de mort,
  • et, dans certaines communes, le numéro de référence de l’emplacement procuré par la mairie.

 

Chacun est ensuite libre d’y faire apposer un message personnel, une citation, ou une épitaphe choisie préalablement par la personne décédée. Il conviendra alors, pour être sûr de voir ses volontés respectées, de les mettre par écrit et les confier à un notaire ou à une personne de confiance, ou à en faire part dans son assurance obsèques si on en a une. 

 

 

L’épitaphe et la loi

 

 

Selon l’article R2223-8 du Code Général des Collectivités, le texte d’une épitaphe est soumis à l’autorisation du maire de la commune dans laquelle aura lieu l’inhumation. Si celui-ci juge que le texte funéraire est de nature à troubler l’ordre public ou à nuire au respect de la personne enterrée, il peut le refuser. Néanmoins, l’usage de l’humour est autorisé, dans le cadre indiqué. 

 

Si l’épitaphe est rédigée en langue étrangère, y compris le latin, sa traduction française doit obligatoirement être jointe à la demande d’autorisation. Quant à la typographie, si elle se doit de rester sobre, elle peut néanmoins être antique, anglaise, onciale ou gothique. On peut également mettre de la couleur sur le texte ; si l’or est souvent préféré, le blanc, le noir, l’argent et même le brun-rouge permettent de valoriser le texte choisi. 

 

 

 

“Jette un œil froid sur la vie, sur la mort. Cavalier, passe ton chemin” Photo by Mark de Jong

 

 

 

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