Qu’est-ce que la mort numérique ? Comment évoluent nos données numériques et celles de nos proches après la mort ? Entretenir le souvenir d’un défunt, prolonger sa propre vie sur la toile et gérer ses identités numériques post-mortem… Autant d’objectifs que l’on se fix, sachant que notre profil, faute d’avoir été effacé, continu d’exister en ligne.

 

Comment alors… se préparer à sa mort numérique !

 

Tout au long de leur existence, nombre d’individus, laissent sur Internet des pans entiers de leur passage sur terre. L’histoire de leur vie, de leur famille et de leurs amis, au travers de photos, vidéos, e-mail etc. D’ici 2020 (soit l’année prochaine), l’IDC estime que chaque internaute produira 1,7 Mégabits de données par seconde. Cela représente une chanson de 2 minutes par exemple, ou 10 articles comme celui-ci. Des informations qui sont donc stockées en ligne, publiées sur des sites web ou partagées sur les réseaux sociaux.

 

L’identité numérique du défunt peut être condamnée à errer sur la toile «telle un fantôme virtuel». Selon la Loi n°78 du 17 janvier 1978, relative à «l’informatique, aux fichiers et aux libertés», aucune donnée numérique ne peut être transmise aux héritiers après un décès. Pour ces derniers, c’est une partie du patrimoine qui disparaît définitivement. Le plus simple reste alors d’organiser de son vivant, sa propre mort numérique et le devenir de ses données. Le mieux étant de recenser l’ensemble de son, ou ses identités, ses comptes Internet et les mots de passe qui y sont liés, pour permettre aux bénéficiaires de les gérer. C’est pourquoi, les entreprises du Net ont intégré, au cœur de leur communication, la préparation du « vivant » à sa mort numérique.

 

Deux types d’acteurs s’en détachent :

  • Les acteurs institutionnels du web;que sont Google, Apple, Facebook et Amazon
  • Les entreprises spécialisées : des prestataires comme Eterni.me, Grantwill…

 

Les acteurs institutionnels

 

Premiers acteurs concernés Google, Apple, Facebook et Amazon souhaitent responsabiliser leurs utilisateurs et les inciter à anticiper leur mort numérique.

  • Facebook et Google, avec le service « Google Inactive Account Manager », offrent la possibilité de designer une ou plusieurs personnes de confiance qui recevront les mots de passe et les identifiants du compte Google et/ou Facebook, après une période d’inactivité définie à l’avance par l’utilisateur.
  • Apple tranche dans le vif, en indiquant dans ses conditions d’utilisation, que « les droits associés au compte ne sont pas transférables suite au décès de l’utilisateur ».

 

Les acteurs spécialisés

 

Grantwill fait partie des prestataires apparus depuis une dizaine d’années dans l’univers de la préparation de la mort numérique. Il propose des offres complètes telles que :

 

  • La location d’un coffre-fort numérique testamentaire, dans lequel l’individu dépose les mots de passe de tous ses comptes en ligne et/ou divers documents (photos, livre de vie PDF, vidéos) qu’il souhaite transmettre à ses héritiers (les tarifs variant selon les prestataires)
  • L’entreprise funéraire peut aussi créer un document unique à partir des éléments numériques en ligne ou sur l’ordinateur de l’utilisateur.

mort numérique

Les discours de prestataires se veulent rassurant et tourner vers le futur, celui d’un héritage sentimental, une trace de soi qui servira aux générations suivantes… Une vie digitale éternelle comme le propose le site Eterni.me : « Nous collectons vos pensées, vos histoires et vos souvenirs, pour créer un avatar intelligent qui vous ressemble. Cet avatar vivra éternellement et permettra à d’autres personnes d’accéder à vos souvenirs. »

mort numérique 

Mais cette forme de commerce digital ne rencontre pas le succès attendu ! En effet, des activités en berne où des cessations d’activités en attestent. Il semblerait alors que les services proposés ne soient pas adaptés à l’attente des utilisateurs.

Qu’est-ce qui ne marche pas ?

 

Plus les années passent, plus l’insouciance se dissipe et le futur prend le pas sur le présent. Le temps se contracte et oblige l’individu à se pencher sur le sort de son patrimoine financier et sur tout ce qui peut véhiculer son histoire familiale. Le but final est de ne pas être oublié après sa mort !

 

Mais peu d’entre nous passent à l’action pour anticiper leur propre décès générateur de stress et d’anxiété ! Et, si les jeunes générations sont plus promptes à considérer les contenus numériques comme naturels, notre société française, ancrée dans son histoire et ses habitudes ancestrales, accepte mal les changements… Cette inaction est une problématique partagée par les acteurs traditionnels liés à la mort (pompes funèbres, notaires…).

 

Si, en revanche, vous souhaitez anticiper votre décès, renseignez-vous auprès de votre mairie sur les conditions pour obtenir une concession en cimetière. Et si vous souhaitez trouver un monument funéraire qui vous corresponde, n’hésitez pas à parcourir notre catalogue et/ou à nous contacter directement !

 

A lire également :

Comment obtenir une place dans un cimetière ?

5 bonnes raisons de choisir un monument funéraire en granit 

Comment bien organiser une réception après des obsèques ?

 

 

Choisissez et personnalisez votre monument UNIQUE Personnalisez votre monument

ut sem, mattis elementum at Aliquam dictum diam non porta. ipsum facilisis
Menu