Le métier de designer funéraire est pour Myrdhin Tchechovitch une question d’harmonie. Entre le fond et la forme. Entre la fonction et l’objet. Entre les contraintes et la créativité. Un défi qu’il relève en toute humanité.

Tête-à-tête.

 

 

Parlez-nous de votre parcours…

J’ai toujours aimé dessiner. Petit, je voulais devenir architecte. Mais, au collège, durant un stage dans un cabinet d’architecture, je me suis vite rendu compte de la part finalement très limitée dédiée au dessin. Après mon baccalauréat, je me suis alors orienté vers le design de produits industriels dans une école à Nantes, puis à Brest pour un BTS. Allier forme et fonction dans la conception d’un produit – en considérant l’objet, l’espace et le graphisme – est l’aspect qui me plaisait le plus ! Tout comme la conception du cahier des charges rassemblant des contraintes techniques, commerciales, culturelles et esthétiques.

 

 

Aviez-vous déjà travaillé dans le funéraire ?

Non, jamais avant GPG Granit ! Mais mon projet d’études à l’École de Design de Nantes Atlantique portait sur le design funéraire. Contrairement aux autres domaines, ce secteur présente des contraintes supplémentaires liées à la mort, sujet encore tabou. C’est une sorte de Graal qui révèle plus que toute notre humanité. Le designer perçoit les contraintes comme un moyen de réinventer un objet ; elles guident en même temps qu’elles libèrent sa créativité. Entre le fond (fonction) et la forme (objet), il faut trouver un équilibre harmonieux.

« L’acquisition d’un monument funéraire […] cristallise les souvenirs et positive les émotions profondes qui se déclenchent par l’hommage rendu par ces pierres érigées. »[EC1]

« L’acquisition d’un monument funéraire […] cristallise les souvenirs et positive les émotions profondes qui se déclenchent par l’hommage rendu par ces pierres érigées. »

 

 

Comment êtes-vous arrivé chez GPG Granit ?

Je suis arrivé chez GPG Granit en 2012. L’entreprise recherchait un modélisateur de pièces 3D, avec des capacités en matière de dessin. Cette offre correspondait en tous points à mon parcours. Les demandes de motifs personnalisés étaient croissantes, il fallait donc d’abord les satisfaire, puis étudier le besoin des familles et des marbriers pour faciliter leur traitement. Ma première mission a été de construire une base de données qui démocratise l’offre de motif. Nos clients peuvent aujourd’hui, en direct avec les familles, trouver le motif qu’ils recherchent en tapant simplement des mots-clés dans notre base web. On y retrouve plusieurs milliers de motifs !

 

 

Quelle est votre méthode de création ?

Au-delà de tout, lorsque je propose une forme, je pense à la famille endeuillée. L’acquisition d’un monument funéraire participe de son travail de deuil. Il matérialise une présence qui s’est dématérialisée. Il cristallise les souvenirs et positive les émotions profondes qui se déclenchent par l’hommage rendu par ces pierres érigées. C’est cette satisfaction que je vise. Un monument funéraire est une œuvre originale globale, un projet unique rendant hommage au défunt et qu’il faut personnaliser, avec le choix de la pierre, de la forme, du motif et de la gravure.

« Un monument funéraire est une œuvre originale globale, un projet unique rendant hommage au défunt et qu’il faut personnaliser. »

« Un monument funéraire est une œuvre originale globale, un projet unique rendant hommage au défunt et qu’il faut personnaliser. »

 

 

Le monde funéraire est rempli de codes et de coutumes. Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Les codes culturels supplémentaires du secteur sont contrebalancés par la dimension sculpturale et décorative importante du monument funéraire, ce qui enrichit les formes possibles. Si le travail d’une pierre comme le granit est très technique, les demandes sont très variées, et les thèmes ou finitions de motifs aussi. Pour renouveler ces codes, j’analyse les tendances actuelles. Les familles et les marbriers veulent des monuments qui soient dans l’air du temps. À nous aussi, de décrypter ces tendances et de les retranscrire dans le design proposé. L’art, l’architecture, la décoration d’intérieur, la technologie, ou plus généralement, les valeurs de la société peuvent être source d’inspiration… Et si elles évoluent, les formes changent aussi.

 

 

Comment alliez-vous cela à votre travail ?

L’idée est d’accorder ces différentes tendances en essayant de viser des symboles qui soient durables, puissants et constructifs. On peut aussi s’inspirer d’un projet personnel souhaité par le client. Parfois ces demandes sont un terrain fertile aux nouvelles créations. Le designer doit être extrêmement ouvert à toutes ces influences, il peut s’imprègne d’une idée dans un domaine et la transposer dans son propre champ d’application. Par exemple, dans la dernière sélection, on a imaginé des monuments issus de la tendance zen, en vogue depuis quelques années. Les formes évoquent la spiritualité, sont épurées et peuvent se matérialiser par des galets. Si l’on étudie ces tendances, c’est pour répondre aux besoins d’un maximum de personnes. Au travers des formes du monument, nous souhaitons raconter une histoire. Nous cherchons une cohérence globale du design sur les nouveaux modèles présentés.

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