En Afrique, les rites funéraires se distinguent en fonction des peuples. Au Mali, on trouve l’une des tribus les plus reculées au monde, les Dogons qui vivent dans les falaises. Principalement agriculteurs ou forgerons, ils sont environ 700 000 au Pays des Dogons. Et comme toutes cultures, ils possèdent leurs propres rites funéraires qui se déroulent en trois temps.

 

La mort du Dogon et le dépôt du corps dans la falaise

 

Les Dogons vivent à flanc de falaise et y amènent leurs morts

 

Lorsque le Dogon décède, il y a tout un rite funéraire qui se met en place. La première action menée est la toilette du défunt. Afin que son âme repose en paix, sa famille va laver son corps. C’est son père qui s’en occupe, et à défaut son oncle, son frère et enfin son fils. La condition pour pouvoir toucher le corps ? Connaître le Sigui so, la langue secrète des initiés. Si aucun membre de la famille ne la pratique, c’est une personne âgée initiée qui va laver le corps. 

 

Suite à la toilette, le rite funéraire Dogon veut que le défunt soit enroulé d’un linceul de coton tissé à la main. Le linceul maintien de façon serrée le corps qui est attaché à plusieurs endroits par du tissu. 

 

Enfin, c’est l’heure de l’au-revoir. Les membres de la famille sont appelés et pardonnent le mal que le défunt a pu faire. De même, la famille demande pardon pour les erreurs commises. Les sages ainsi que le chef sont appelés : le corps appartient désormais à toute la communauté Dogon et non plus à la famille.

 

Enfin, le corps est amené au cimetière qui se trouve à flanc de falaises ou à mi-hauteur. Dans une grotte fermée par une pierre, le corps est déposé avec son linceul. Ces étapes du rites funéraire chez les Dogons sont réalisées pour assurer la paix de l’âme du défunt.

 

Rites funéraires Dogons : des funérailles quelques mois plus tard

 

Des rites funéraires bien particuliers

 

Durant 40 jours, on ne touche pas aux objets du défunt. Puis ses outils, vêtements et effets personnels sont répartis entre les membres de la famille. 

 

Mais, estimant que l’âme erre toujours dans la maison, les funérailles sont organisées seulement quelques mois plus tard afin de rendre hommage au défunt. Ces funérailles sont organisées dans le village, afin que l’âme du défunt y vagabonde.

 

Cette étape du rite funéraire chez les Dogons peut se dérouler durant plusieurs nuits et plusieurs jours. Rassemblant beaucoup de monde, ces funérailles sont festives et vont permettre à l’âme du mort, restée au village, de se diriger vers l’au-delà.  

 

Le Dama, pour conclure les rites funéraires des Dogons

 

Dama, danse des masques chez les Dogons comme rite funéraire

 

Dernier moment du rite funéraire Dogon, le Dama. Le Dama, c’est la cérémonie de levée de deuil. C’est un événement qui a lieu tous les trois à cinq ans où des centaines de personnes participent pour célébrer toutes les personnes décédées les années précédentes.

 

Durant trois jours entiers, les Dogons appellent les âmes à rejoindre celles des anciens. Très esthétique et surnaturel, le Dama est riche de croyances ancestrales. La Société Awa (société des masques) défile et danse dans le village. 

 

Cette cérémonie collective s’organise de la façon suivante :

  • Jour 1 : le Warassegouru. Jour de la rencontre entre les masques et les ancêtres. La nuit tombée, les masques quittent le lieu de la préparation en saluant l’ensemble des lieux sacrés du village.
  • Jour 2 : le Gonou-Dinrou. Journée consacrée aux danses.
  • Jour 3 : le Guime-boro-boro. Clôture du rite funéraire, réservée aux plus jeunes des initiés qui portent alors des masques noirs.

 

Les rites funéraires chez les Dogons respectent donc certains codes issus de traditions ancestrales et qui leurs sont propres.

 

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