Avec environ 600 000 décès par an en France, le marché du funéraire pèse plus de trois milliards d’euros. Certaines sociétés ont compris qu’il y avait un créneau sur lequel s’installer. C’est pourquoi des start-up et autres entreprises ont vu le jour pour faire de la mort numérique leur spécialité. Pour aider les familles à faire le deuil comme pour les accompagner dans la rédaction d’un testament, voyons quelles sont ces sociétés digitales qui nous accompagnent jusqu’à la mort.

 

La mort numérique sur les réseaux sociaux

 

Qu’en est-il de la vie numérique post-mortem ?

 

En France, il existe 33 millions de comptes Facebook. Ce chiffre étourdissant a donné l’idée à certaines entreprises de gérer les comptes des personnes décédées. Le chiffre est encore plus impressionnant lorsque l’on ajoute l’ensemble des réseaux que sont Linkedin, Instagram, Twitter et autres compte Google. Alors, certaines sociétés ont choisi l’option de gérer les comptes des défunts. Avec l’acte de décès, il est possible de justifier la mort d’une personne auprès de certains réseaux sociaux et de pouvoir prendre la main dessus.

 

Un réseau social comme Facebook n’accepte par contre pas que cela soit un tiers éloigné qui clôture le compte. Il faut que la démarche vienne impérativement d’un membre de la famille proche. Soit les enfants, soit le conjoint. Aussi, l’entreprise peut transformer le compte du défunt en une sorte de mémorial. Facebook précise : « Transformer un compte en compte de commémoration permet de le sécuriser en empêchant d’autres utilisateurs de s’y connecter. Le compte restera visible sur Facebook, mais la seule personne autorisée à le gérer sera le contact légataire désigné par la personne titulaire du compte ».

 

En matière de mort numérique, il y a des textes législatifs existant. Portée par l’ex-secrétaire d’État au Numérique Axelle Lemaire, la législation vient de la loi pour une République numérique. Cette loi permet à une personne, de son vivant, d’anticiper comment elle souhaite que soient gérés ses comptes numériques suite à son décès. Si rien n’est prévu, c’est alors l’article 63 qui intervient : « les héritiers peuvent faire procéder à la clôture des comptes utilisateurs du défunt, s’opposer à la poursuite des traitements de données à caractère personnel le concernant ou faire procéder à leur mise à jour. »

 

Certaines sociétés promettent également une vie digitale éternelle comme le site Eterni.me : « Nous collectons vos pensées, vos histoires et vos souvenirs, pour créer un avatar intelligent qui vous ressemble. Cet avatar vivra éternellement et permettra à d’autres personnes d’accéder à vos souvenirs. »

 

Le rôle des GAFA dans la mort numérique

 

Certains acteurs sont directement concernés par le thème de la mort numérique. Les GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple) ont pour intention de responsabiliser leurs utilisateurs en les poussant à anticiper leur mort numérique.

 

Facebook et Google ont un service « Google Inactive Account Manager » qui permet de désigner une ou plusieurs personnes de confiance. Après une période d’inactivité du profil désignée par l’utilisateur principal du compte, les deux personnes choisies recevront alors les mots de passe et identifiant Google et/ou Facebook afin de reprendre la main. En revanche, Apple est catégorique et indique dans ses conditions d’utilisation que « les droits associés au compte ne sont pas transférables suite au décès de l’utilisateur ».

 

Testamento, rédiger son testament en ligne

 

Mort numérique : vous pouvez désormais rédiger votre testament en ligne

 

Il existe des plateformes digitales spécialisées dans la mort numérique qui travaillent en amont de la fin de vie.  Pour anticiper sereinement, rédiger son testament sur le web est alors devenu possible. Testamento, par exemple, promet que  « vos garanties seront respectées ». Un service parfaitement légal qui a été conçu en collaboration avec des notaires et des avocats. Innovant, ce service se base sur trois piliers : sécurité, simplicité et confidentialité. Grâce à Testamento, chacun a alors la possibilité de réaliser un testament olographique (sa confection n’est alors pas supervisée par un notaire), et ce en quelques minutes seulement.

 

Aussi, Grantwill permet de créer un coffre-fort numérique testamentaire. Alors, vous aurez l’occasion d’y déposer les mots de passe de tous vos comptes en ligne et/ou divers documents (photos, livre de vie PDF, vidéos) que vous désirez transmettre à vos héritiers.

 

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